Glossaire : Autoconsommation, revente de surplus
Deux façons de valoriser l’électricité que l’on produit soi-même, le plus souvent avec des panneaux solaires. Longtemps, la revente était l’argument commercial principal ; en 2026, c’est l’autoconsommation qui fait toute la rentabilité.
Autoconsommation
Définition. L’autoconsommation consiste à consommer soi-même l’électricité que l’on produit, au lieu de l’acheter au réseau. Chaque kWh autoconsommé est un kWh que vous n’achetez pas à votre fournisseur.
Le taux d’autoconsommation désigne la part de votre production que vous consommez directement (le reste partant en surplus). Le taux d’autoproduction, lui, désigne la part de votre consommation couverte par votre propre production.
Individuelle ou collective. L’autoconsommation est individuelle quand producteur et consommateur sont la même personne (le cas classique du particulier équipé de panneaux). Elle est collective quand plusieurs participants (voisins, copropriété, quartier) partagent la production d’une installation via le réseau public.
Pourquoi c’est le levier clé. Un kWh autoconsommé vous évite d’acheter de l’électricité au tarif du réseau (de l’ordre de 0,19 €/kWh au tarif réglementé en 2026), alors qu’un kWh revendu ne rapporte plus qu’une fraction de cette somme. L’ADEME résume ainsi : autoconsommer est environ deux fois plus rentable que revendre.
Revente de surplus
Définition. Le surplus est la part de votre production que vous ne consommez pas au moment où elle est produite (typiquement, en journée quand personne n’est là). Plutôt que de la perdre, vous pouvez la réinjecter dans le réseau et la vendre.
À qui ? Le plus souvent à EDF OA (Obligation d’Achat), dans le cadre d’un contrat d’une durée de 20 ans.
Combien ça rapporte en 2026 ? Très peu. Depuis l’arrêté tarifaire S21 du 5 juin 2026, le tarif de rachat du surplus est tombé autour de 1,1 c€/kWh — contre plus de 12 c€/kWh quelques années plus tôt. Autrement dit, la revente ne constitue plus un modèle économique pour une installation domestique.
Les trois configurations possibles
Les conséquences pratiques
Dimensionnez selon votre consommation, pas selon la revente. Une installation surdimensionnée produira un surplus abondant… qui ne rapportera presque rien. Un argumentaire commercial fondé sur la revente est aujourd’hui un signal d’alerte.
Décalez vos usages en journée. Lave-linge, lave-vaisselle, chauffe-eau, recharge de véhicule électrique : programmés aux heures de production solaire, ils augmentent votre taux d’autoconsommation, donc votre rentabilité.
Le stockage. Une batterie permet de consommer le soir ce qui a été produit le jour, augmentant fortement le taux d’autoconsommation — mais son coût doit être mis en balance avec le gain.
Les aides associées
- La prime à l’autoconsommation a été supprimée pour toutes les nouvelles demandes depuis le 5 juin 2026 (arrêté S21). Les projets raccordés avant cette date conservent leurs conditions.
- Une TVA réduite à 5,5 % s’applique aux installations en autoconsommation jusqu’à 9 kWc, sous conditions.
À retenir
- Autoconsommation = consommer sa propre production → c’est là qu’est la rentabilité.
- Revente de surplus = vendre l’excédent (souvent à EDF OA, sur 20 ans) → ~1,1 c€/kWh en 2026, marginal.
- Dimensionner selon sa consommation, décaler ses usages en journée, envisager le stockage.
- Prime à l’autoconsommation supprimée depuis le 5 juin 2026 ; TVA à 5,5 % jusqu’à 9 kWc.